Après une visite rendue à la ville de Wiesbaden
à l’occasion de l’exposition
consacrée au bicentenaire de la création du
Duché de Nassau par Napoléon, le Grand-Duc Henri
s’est rendu ce samedi 18 mars 2006 à
Budapest. Ceci afin d’inaugurer avec le
Président de la République Hongroise, M. Laszlo
Solyom, une autre exposition dédiée à
un personnage illustre dont les liens avec le Grand-Duché
ont scellé de façon aussi sentimentale que
familiale l’union du Luxembourg et de la Hongrie.
Sigismond de Luxembourg (1368-1437) était roi de Hongrie et
de Bohême, puis empereur du St. Empire germanique. Il
fut le dernier luxembourgeois sur le trône
allemand. Longtemps négligé par
l’historiographie alors que son rayon d’action
s’est étendu de Constantinople à
Londres et de Cracovie à Rome, l’exposition que
l’on peut voir depuis ce 18 mars à travers
plusieurs salles de l’impressionnant Musée des
Beaux Arts de Budapest va remédier une fois pour toutes
à cette négligence.
Pour retracer la vie et la carrière de cet exemplaire
empereur, plus de 400 pièces de rare beauté ont
été rassemblées dans un travail de
titan par les curateurs de l’exposition pendant une
période de presque quatre années. 120
institutions, parmi lesquelles le Metropolitan Museum de New York, le
Louvre de Paris, la Bibliothèque Apostolique du Vatican ou
l’Hermitage de Saint Petersbourg, pour ne citer que
celles-là, ont mis à disposition des
pièces rares qui peuvent être, sans exception
aucune, considérées comme de purs chefs
d’œuvre.
Au Grand-Duché les détails biographiques du
dirigeant hors pair seront connus au plus tard le 13 juillet lorsque
l’éblouissante exposition, qui cible
d’ailleurs bien au-delà du simple impact
biographique en brossant le portrait de la création
artistique de toute une époque, sera reprise au
Musée National d’Histoire et d’Art de la
ville de Luxembourg, partenaire du projet. Pour les deux
musées organisateurs il s’agit du plus important
projet d’exposition en plusieurs années, voire
décennies.
Lors de l’inauguration de « Sigismundus
–Rex et Imperator » ce samedi à
Budapest, le Grand-Duc n’hésita pas à
souligner le privilège ressenti de sa part lorsque patronage
et inauguration de l’événement lui
furent proposés. Il en profita pour souligner par ailleurs
l’excellence des relations bilatérales entre le
Grand-Duché et la Hongrie et se montra
particulièrement ravi de pouvoir constater qu’au
sein de l’Union Européenne les deux pays se
retrouvent enfin côte à côte dans la
solidarité, après une éclipse qui
n’a que trop longtemps duré.
Lors de sa propre allocution au Musée, ainsi
qu’avant le dîner offert au Grand-Duc et
à la délégation luxembourgeoise au
Palais Sandor après le vernissage, le Président
hongrois M. Laszlo Solyom souligna lui aussi
l’importance des relations hongro-luxembourgeoises, qui ne
semblent d’ailleurs rien avoir perdu de leur
intégrité depuis l’époque
où Sigismond leur prêta des liens co-sanguins.