Économie
L'économie du Luxembourg dépend en grande partie du secteur bancaire (150 banques sont installées sur le territoire du Grand-Duché) et de celui de l'acier, tout en étant une terre d’accueil particulièrement appréciée de grandes entreprises internationales dans l’industrie ou les métiers de la communication et des médias. ArcelorMittal, Dupont de Nemours, Goodyear, Guardian industries, SES (anciennement Société Européenne des Satellites), RTL Group, Amazon, Apple, PayPal et bien d’autres ont leur siège européen ou leurs centres de production pour l’Europe au Luxembourg.

Un secteur financier puissant et innovant
Depuis les années 1980, la place financière luxembourgeoise s’est considérablement développée et occupe désormais, avec toutes les activités annexes qu’elle engendre, une place centrale dans l’économie du pays. L’adoption de mesures spécifiques et d’un cadre légal favorable - secret bancaire, retenue minimale à la source des revenus d’épargne, régime flexible en matière de provisions bancaires, lutte active contre le blanchiment d’argent - ont permis un essor rapide des holdings puis des banques étrangères ainsi que d’une puissante industrie des fonds d’investissement.
Les piliers du secteur financier d’aujourd’hui sont le marché interbancaire, la gestion de fortune ainsi que l’administration et la distribution de fonds d’investissement (OPC). Plus récemment, les activités d’assurance et de réassurance se sont développées à leur tour. Après avoir innové par la toute première cotation d’une obligation internationale dans une devise étrangère en avril 1969, la Bourse de Luxembourg a quant à elle confirmé son rôle prédominant en matière d’emprunts obligataires internationaux et de fonds d’investissement.
Aujourd’hui, le Luxembourg est le premier centre international de gestion de fortune de la zone euro, le numéro deux des fonds d’investissement après les États-Unis et la huitième place financière au monde. Environ 30% du produit intérieur brut du pays dépend de son rôle de place financière internationale.
Histoire mouvementée de la sidérurgie luxembourgeoise
L’industrie sidérurgique au Luxembourg prend ses racines pendant la deuxième moitié du 19° siècle. Cette branche industrielle, fondée sur le minerai de fer dont les gisements se situent au sud du pays, connaît une croissance soutenue avant la première guerre mondiale. La construction de grandes usines sidérurgiques intégrées, permettant la transformation sur un même site de la fonte en acier et en laminés est déterminante pour le développement ultérieur de cette branche économique et du pays tout entier.

En 1911, naît l’Arbed, Aciéries de Burbach – Eich – Dudelange, de la fusion de trois sociétés d’importance moyenne. Arbed deviendra un des plus grands producteurs sidérurgiques d’Europe. L’industrie sidérurgique détermine en grande partie le taux de croissance de l’ensemble de l’économie luxembourgeoise au cours des « trente glorieuses » (1945-1974). En 1960, l’ensemble du secteur industriel produit 46,5% de la valeur ajoutée de l’économie du pays, dont 31,1% grâce à la sidérurgie. En 1974, les usines sidérurgiques et les mines de fer occupent environ 25 000 personnes, soit 16% de l’emploi total du Luxembourg. C’est le recours à la main-d’œuvre immigrée qui permet alors de répondre à la progression générale de la demande de travail. La part des étrangers dans la population active totale atteint 21% en 1970.
La crise économique mondiale des années 1975-1985, liée aux chocs pétroliers, touche de plein fouet l’économie luxembourgeoise. Sur l’ensemble de cette période, le taux de croissance du PIB est de 2,3% en moyenne annuelle, alors que le chiffre correspondant était de près de 4% de 1953 à 1975. Durant cette période, 14 800 ouvriers quittent la sidérurgie. A la fin des années 1970, l’Arbed reste la seule société sidérurgique au Luxembourg. La participation de l’Etat à la gestion de la crise passe d’abord par la mise en œuvre des mesures d’accompagnement social, mais également par des aides à l’investissement. L’Etat luxembourgeois intervient largement dans cette restructuration, et détient, à la fin des opérations, 42,9% du capital total de l’Arbed. C’est donc un effort collectif exceptionnel qui a permis la survie de la sidérurgie au Luxembourg.
En fusionnant en 2001 avec Usinor et Aceralia, l’Arbed participe à la création d'un des plus importants groupes sidérurgiques mondiaux: Arcelor. En 2006, Arcelor et Mittal Steel ont pris la décision de fusionner pour former le premier groupe sidérurgique mondial. ArcelorMittal, dont le siège est établi au Luxembourg, emploie aujourd’hui 6000 personnes au Grand-Duché et 320 000 dans le monde.
Lien : Site de l'Histoire et du patrimoine industriel du Luxembourg

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